Nous avons tous l’habitude d’investir dans des entreprises cotées en bourse. Pourtant, il est également possible de devenir actionnaire d’entreprises non cotées. Ceci en réalisant des opérations de gré à gré. Comprenez par-là qu’il s’agit d’opérations directement réglées entre le vendeur et l’acheteur. Tous deux se mettent d’accord sur un prix de vente/achat, et s’échangent ainsi les actions contre leur équivalent en €.
Bien sûr, ce type d’opération est assez peu développé. Du moins à notre niveau de petits investisseurs. Pourtant, une société française propose à ses clients (des entreprises non cotées souhaitant ouvrir leur capital) de leur mettre en place le « Carnet d’ordres ». Il s’agit d’un logiciel développé permettant les échanges de gré à gré.
Cette entreprise, c’est CiiB. Elle permet actuellement d’investir dans VeraCash (société vendant et conservant des métaux précieux dans des coffres en Suisse dont je suis actionnaire), ainsi que dans son propre capital. Il est donc aujourd’hui possible de devenir actionnaire d’une société proposant une alternative intéressante à l’introduction en bourse.
Facteurs de risques
Disons-le clairement, pourêtre honnête, investir dans une si petite entreprise présente d’importants risques. D’autant que ses publications financières indiquent des difficultés à placer le Carnet d’ordres auprès de clients potentiels. En outre, les faibles moyens dont dispose l’entreprise réduisent ses capacités de prospection.
Elle a bien cherché à ouvrir son capital courant 2022, afin de lever des fonds devant servir à son développement, mais sans succès. L’offre n’ayant quasiment pas été souscrite.
En toute franchise, un investissement dans CiiB représente un véritable pari et impose plus que jamais de considérer son capital comme définitivement perdu, ceci afin d’être préparé à la pire des situations possible.
Mon positionnement personnel
J’étais à deux doigts d’acheter quelques dizaines d’actions courant 2022. J’ai finalement renoncé au dernier moment suite à un coup de fil du patron, que j’ai trouvé un peu trop « entreprenant ». J’entends par-là qu’il m’a semblé particulièrement enthousiasme quant à mon statut professionnel et que cela m’a mis une certaine pression. J’ai donc renoncé à aller plus loin.
Je précise tout de même que cet échange téléphonique était très courtois et que mon ressenti quant à mon interlocuteur était vraisemblablement dû à son enthousiasme (auquel je ne m’attendais pas du tout) totalement compréhensible de sa part.
Aujourd’hui, malgré les nombreux risques existant (dont quelques uns ont été evoqué précédemment), je me remet à envisager de nouveau l’achat de quelques dizaines / centaines d’actions à 1€ l’unité. L’idée de fond étant surtout de pouvoir soutenir une entreprise française dont le produit me semble avoir un certain potentiel (coucou @moning
).
Conclusion
Encore une fois, le risque est grand, et seuls les investisseurs avertis devraient considérer une telle opération. Je souhaitais néanmoins évoquer cette possibilité de mener des opérations de gré à gré et d’investir dans une société proposant un tel système.