Portefeuille Big Bang : stratégie Rules Breaker

Tu peux pas les shorter pour Ă©quilibrer l’ensemble ? :grimacing:

Non je ne fais pas ce genre de chose. Je ne parie pas sur la baisse de mes actifs. C’est un coĂ»t d’opportunitĂ©s long terme bien trop important.

Ma gestion du risque c’est 50+ actifs en portefeuille +une dicipline constante de Buy and Hold.

1 « J'aime »

Ce mois-ci, on double l’allocation initiale de MIRUM

:upwards_button: 10 actions Ă  99.3$

J’avais dit que cette petite sociĂ©tĂ© de biotechnologie se trouvait Ă  un « point d’inflexion ». C’était bien le cas : le titre s’est envolĂ© de 60 % au cours des sept mois suivants.

Les actions de Mirum ont toutefois reculĂ© ces derniĂšres semaines. Aucune mauvaise nouvelle en provenance de l’entreprise n’explique pourtant cette baisse. J’estime que le marchĂ© offre lĂ  une excellente occasion de renforcer la position.

Point important : ma thùse d’investissement initiale sur Mirum reste pleinement intacte. Les ventes du produit phare du laboratoire, Livmarli, ont bondi de 46 % sur un an au deuxiùme trimestre 2026, à 128,7 millions de dollars.

J’indiquais en dĂ©cembre que j’apprĂ©ciais le projet d’acquisition de Bluejay Therapeutics, alors en cours. L’opĂ©ration a depuis Ă©tĂ© finalisĂ©e. Mirum prĂ©voit de publier au second semestre 2026 les rĂ©sultats de deux Ă©tudes de phase avancĂ©e Ă©valuant le brelovitug de Bluejay dans le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hĂ©patite delta (VHD). Ces Ă©tudes pourraient ouvrir la voie Ă  un dĂ©pĂŽt rĂ©glementaire aux États-Unis et Ă  un lancement commercial l’an prochain.

Mirum pourrait recevoir de bonnes nouvelles d’un autre produit de son portefeuille encore plus tĂŽt. L’entreprise et son partenaire Incyte attendent l’approbation de la Food and Drug Administration (FDA) amĂ©ricaine pour le zilurgisertib dans le traitement de la fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP) d’ici au 26 septembre 2026. Bien que la FOP soit une maladie gĂ©nĂ©tique ultra-rare touchant seulement environ 300 personnes aux États-Unis et 900 dans le monde, Mirum estime que le zilurgisertib pourrait gĂ©nĂ©rer des ventes annuelles maximales supĂ©rieures Ă  200 millions de dollars.

Dans ma these initiale, j’indiquais que le volixibat Ă©tait un autre candidat prometteur pour Mirum, susceptible de devenir un blockbuster. Ce traitement est aujourd’hui plus prĂšs de me donner raison. Mirum prĂ©voit de dĂ©poser une demande d’autorisation auprĂšs de la FDA pour le volixibat dans le traitement du prurit cholestatique liĂ© Ă  la cholangite sclĂ©rosante primitive (CSP) au premier semestre 2027. La CSP reprĂ©sente un marchĂ© potentiel important pour Mirum, puisqu’il n’existe actuellement aucun traitement approuvĂ© pour cette maladie du foie.

Mirum semble en bonne voie pour faire croĂźtre rapidement son chiffre d’affaires, de 521 millions de dollars l’an dernier Ă  environ 1,8 milliard de dollars d’ici 2030. Je continue de penser que ce titre dispose d’un potentiel de hausse significatif. Le rĂ©cent repli constitue une occasion d’achat trop belle pour ĂȘtre ignorĂ©e.

3 « J'aime »

Finalement j’ai vendu ma ligne. -75 %

4 « J'aime »

Les motivations de la vente

3 « J'aime »

Bloom Energy c’est aujourd’hui ma perf la plus fort dans le portefeuille avec +132 %, un bagger.
Un PRU autour de 86 $ ne va pas m’empĂȘcher d’en remettre une couche en profitant d’un excellent Q2 et d’un cours qui a refluĂ© de son haut.

:upwards_button: 3 Ă  197.45$

Et on vient ainsi redéployer le cash dispo de la vente de The Trade Desk

3 « J'aime »

2 « J'aime »

Je suis particuliĂšrement content de faire mon entrĂ©e sur Spotify aujourd’hui

:upwards_button: 2 Ă  525.8 $

1 « J'aime »

Salut @gregory.olivangel, interessant. Je serais curieux de voir ta these. J’avais regardĂ© Spotify il y a quelques semaines mais j’ai choisi Netlfix dans le meme secteur. Je trouve le ratio risk/reward meilleur mais peut-etre que mes projections sont trop timides sur Spotify.

Yep voici.

Pourquoi J’achùte aujourd’hui

  • Le titre a reculĂ© de 21 % sur un an sous l’effet de la crainte d’une disruption par l’IA, alors mĂȘme que la marge brute est passĂ©e de 26,6 % en 2023 Ă  32,8 % aujourd’hui.
  • Le Taste Model de Spotify constitue un rempart de donnĂ©es bĂąti sur deux dĂ©cennies. L’IA gĂ©nĂ©rative peut produire des chansons Ă  l’infini ; elle ne peut pas dire Ă  761 millions de personnes laquelle elles Ă©couteront deux fois.
  • Deux lancements en 2026 (l’upload de vidĂ©os intĂ©grales et les Playlist Notes) renforcent l’engagement sans alourdir les coĂ»ts de redevances.
  • Un retour sur capitaux investis de 38,8 %, aucune dette au bilan et une croissance des ventes de 16,9 %. Ce trio ne se rencontre pas souvent rĂ©uni.

Ce que fait Spotify

Spotify Technology exploite la plus grande plateforme de streaming audio au monde : 761 millions d’auditeurs mensuels dans 184 marchĂ©s, servis par environ 7 300 salariĂ©s. Cela reprĂ©sente Ă  peu prĂšs 104 000 auditeurs par employĂ©, le genre de levier opĂ©rationnel dont rĂȘvent les professionnels du logiciel.

Le modĂšle Ă©conomique est le freemium. Les auditeurs gratuits entendent des publicitĂ©s ; les abonnĂ©s premium paient un forfait mensuel pour une Ă©coute sans publicitĂ©, des tĂ©lĂ©chargements hors ligne et une meilleure qualitĂ© audio. Plus de la moitiĂ© de la base d’utilisateurs se situe sur l’offre gratuite, mais la publicitĂ© pĂšse moins de 10 % du chiffre d’affaires. Chaque dĂ©cision produit chez Spotify vise donc, en dernier ressort, Ă  faire monter ces auditeurs gratuits vers le salon des abonnĂ©s.

Le service de Spotify est devenu synonyme de musique en streaming, prenant la place qu’Apple occupait autrefois avec ses iPod et la plateforme iTunes. Que vous ayez envie de pop Ă  la Ariana Grande, que vous replongiez dans vos classiques du jazz ou que vous dĂ©couvriez le math rock expĂ©rimental d’Angine de Poitrine, Spotify a la musique que vous cherchez (et les playlists thĂ©matiques qui vont avec).

Mais le catalogue de Spotify ne se limite plus Ă  la musique. La mĂȘme application hĂ©berge des podcasts, des livres audio, un DJ IA qui joue les animateurs radio avec une connaissance franchement dĂ©rangeante de vos habitudes, et un espace fitness intĂ©grĂ© Ă  Peloton. La direction appelle cette destination « le compagnon audio » de chaque heure de la journĂ©e.

Ce qui fait de Spotify un Rule Breaker

La grille de lecture de David Gardner demande si une entreprise est le leader et le pionnier d’un secteur Ă©mergent important. Spotify n’a pas Ă©tĂ© le premier service de musique en ligne, mais il a prouvĂ© en 2008 que les gens accepteraient de payer pour du streaming, Ă  une Ă©poque oĂč le plan d’affaires du secteur consistait Ă  poursuivre des adolescents en justice. Vingt ans plus tard, c’est toujours le plus gros acteur en pure player, et le seul des gĂ©ants qui doit payer ses factures avec les revenus de la musique plutĂŽt que d’utiliser les chansons comme appĂąt pour vendre des tĂ©lĂ©phones ou des abonnements Prime.

L’avantage durable, c’est la donnĂ©e. Spotify dispose de 20 ans d’historique d’écoute au niveau de chaque morceau, ce qui lui permet de savoir si quelqu’un est plutĂŽt techno minimale allemande Ă  2 heures du matin ou rock classique sur le trajet du travail. ChatGPT n’a pas ce fichier. Aucun label non plus. Chaque fois qu’un modĂšle gĂ©nĂ©ratif recrache 10 000 titres de plus, la botte de foin grossit — et le dĂ©tecteur d’aiguilles de Spotify prend de la valeur.

Le management et l’actionnariat cochent aussi les cases. Les cofondateurs Daniel Ek et Martin Lorentzon contrĂŽlent encore prĂšs de 70 % des droits de vote, et les initiĂ©s dĂ©tiennent 26,5 % du capital en direct. Ek est passĂ© prĂ©sident exĂ©cutif dĂ©but 2026, confiant les opĂ©rations Ă  Gustav Söderström et Alex Norström, deux cadres maison qu’il a prĂ©parĂ©s au poste pendant quatre ans.

L’apprĂ©ciation passĂ©e du cours est bien lĂ  dans le graphique Ă  trois ans : +300 %. Le sixiĂšme critĂšre l’est aussi, mais Ă  l’envers. Les mĂ©dias financiers ne disent pas que Spotify est surĂ©valuĂ© en ce moment ; ils disent que Spotify est condamnĂ©.

CritĂšre Rule Breakers Note (sur 100)
Innovation — reflùte le statut de leader et de pionnier 76
Leadership — reflĂšte la qualitĂ© du management et de l’actionnariat 68
SurĂ©valuation — reflĂšte le regard des mĂ©dias financiers sur la valorisation 54
Momentum — reflùte la surperformance boursiùre 54
Domination — reflùte l’avantage durable 84
Marque — reflùte la valeur de la marque aux yeux des acheteurs 70
Test « Snap » — le monde regretterait-il cette entreprise si elle disparaissait ? RĂ©ussi
Test « Cola » — d’autres entreprises cherchent-elles Ă  copier ce modĂšle ? RĂ©ussi
Moyenne 76

Pourquoi Spotify est un achat maintenant

Le rythme des sorties produit en 2026 a Ă©tĂ© soutenu, et tout pointe dans la mĂȘme direction : si vous construisez une excellente expĂ©rience d’écoute, les abonnĂ©s suivront.

En juin, Spotify a ouvert en bĂȘta l’upload de vidĂ©os intĂ©grales aux artistes : concerts, sessions studio, reprises, clips officiels — le tout gĂ©nĂ©rant des redevances et Ă©ligible aux classements. Ce sont les chiffres internes derriĂšre cette dĂ©cision qui sont intĂ©ressants. AprĂšs avoir regardĂ© une vidĂ©o, les auditeurs Ă©coutent le morceau 64 % de plus au cours des trois semaines suivantes, et le reste du catalogue de l’artiste 57 % de plus. L’engagement est la matiĂšre premiĂšre d’une activitĂ© par abonnement, et Spotify vient de trouver un nouveau gisement.

En aoĂ»t sont arrivĂ©es les Playlist Notes, qui permettent aux Ă©diteurs de Spotify d’expliquer pourquoi un morceau a Ă©tĂ© retenu et aux auditeurs d’annoter leurs propres playlists. Petite fonctionnalitĂ©, mais thĂšse forte : dans un catalogue qui tend vers l’infini, le bien rare est le jugement humain. Spotify appose une signature sur ce jugement.

Les comptes sont plus que « corrects ». Spotify a gĂ©nĂ©rĂ© 21,1 milliards $ de chiffre d’affaires sur les quatre derniers trimestres, avec 3,89 milliards $ de rĂ©sultat net et 3,87 milliards $ de flux de trĂ©sorerie disponible sur la mĂȘme pĂ©riode, et 10,7 milliards $ d’équivalents de trĂ©sorerie sur un bilan sans dette. La stratĂ©gie freemium fonctionne.

Pendant ce temps, le titre a Ă©tĂ© largement dĂ©laissĂ©. L’action se traite 27 % sous son plus haut de 52 semaines de l’étĂ© dernier et recule de 6 % depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, mĂȘme si le dernier trimestre a apportĂ© un rebond de 20,8 % Ă  mesure que la panique s’estompait. À 34 fois les bĂ©nĂ©fices passĂ©s et 31 fois les bĂ©nĂ©fices attendus, face Ă  une croissance des rĂ©sultats projetĂ©e Ă  22,1 % par an sur cinq ans, le marchĂ© valorise un combat que Spotify est dĂ©jĂ  en train de gagner.

Ce qui pourrait mal tourner

  • Les labels ont les cartes en main. Environ 70 % des revenus premium reviennent aux ayants droit. Universal Music Group, Sony Music et Warner Music Group possĂšdent l’essentiel du catalogue musical mondial et savent exactement quelle quantitĂ© d’oxygĂšne ils laissent dans la piĂšce. Une nĂ©gociation de redevances menĂ©e durement pourrait stopper net l’histoire d’expansion des marges de Spotify.
  • YouTube possĂšde dĂ©jĂ  la vidĂ©o musicale. Pousser vers la vidĂ©o intĂ©grale, c’est affronter le YouTube d’Alphabet sur un terrain qu’il domine depuis 20 ans. La vidĂ©o coĂ»te aussi plus cher Ă  stocker et Ă  diffuser que l’audio, surtout Ă  l’échelle mondiale avec des copies locales dans des centaines de nƓuds rĂ©seau.
  • Des rivaux subventionnĂ©s. Apple, Google et Amazon peuvent faire tourner indĂ©finiment des services musicaux dĂ©ficitaires, parce que la musique n’est pas l’objectif. Les iPhone, la publicitĂ© liĂ©e Ă  la recherche et le e-commerce peuvent subventionner leurs services audio autant que nĂ©cessaire. Si l’un d’eux devient agressif sur les prix, le plafond tarifaire de Spotify baisse d’autant.
  • Le compte Ă  rebours des co-directeurs gĂ©nĂ©raux. La direction bicĂ©phale fonctionne chez Netflix et a fonctionnĂ© chez Oracle, pour ne citer que deux exemples : la formule a donc un passĂ©. Elle est rarement permanente, cependant. La plupart des duos de co-CEO reviennent Ă  un seul dirigeant en quelques annĂ©es, souvent Ă  l’occasion d’un dĂ©part plutĂŽt que par choix.
  • La volatilitĂ© est le prix d’entrĂ©e. Un bĂȘta de 1,58 et une baisse de 25,3 % observĂ©e entre septembre 2025 et cette semaine. Le deuxiĂšme trimestre a par ailleurs atterri 5,9 % sous le consensus sur les bĂ©nĂ©fices.
2 « J'aime »

Merci pour la these, tres interessant.

tu as fait des projection a horizon 5 ans?

Pour Spotify j’avais d’abord pris un scenario central a 12% de croissance par an, une marge op a 18% et un multiple assez (trop?) Ă©levĂ© a 35.

Spotify – projections a 5 ans => aoĂ»t 2031

Scénario Croissance annuelle du CA Marge op. 2031 BPA estimé Multiple Cours 2031 Rendement annualisé
Baissier 8 % 14 % 18–20 $ 25× 450–500 $ –1 à –3 %/an
Central 12 % 18 % 29–32 $ 35× 1 015–1 120 $ ≈ 14–16 %/an
Haussier 15 % 22 % 41–45 $ 45× 1 850–2 025 $ ≈ 29–31 %/an

Puis un scenario ou le multiple de sortie en 2031 est plus raisonnable autour de x 27 le BPA

Scénario Croissance annuelle du CA Marge op. 2031 BPA estimé PER 2031 Cours 2031 Rendement annualisé*
Baissier 8 % 14 % 18–20 $ 22× 396–440 $ –5,5 à –3,6 %/an
Central 12 % 18 % 29–32 $ 27× 783–864 $ +8,2 à +10,4 %/an
Haussier 15 % 22 % 41–45 $ 32× 1 312–1 440 $ +20,0 à +22,3 %/an

Dans mon deuxieme scenario qui est plus conservateur on a une projection a $783-$864 donc environ du 10%/an. Pas horrible mais pas fou.

De l’autre cote pour NETFLIX, j’ai un scenario central assez prudent avec environ du 13%/an et un prix de sortie autour des $150

Scénario Croissance annuelle du CA Marge op. 2031 BPA estimé PER 2031 Cours 2031 Rendement annualisé*
Baissier 6 % 30 % 3,9–4,1 $ 22× 86–90 $ +1,5 à +2,4 %/an
Central 9 % 34 % 5,3–5,6 $ 27× 143–151 $ +12,4 à +13,6 %/an
Haussier 12 % 37 % 6,8–7,3 $ 32× 218–234 $ +22,3 à +24,0 %/an

Oui j’ai fait ça mais j’ai pas mes notes sous la main là
J’y reviendrai

1 « J'aime »
ScĂ©nario Croissance du CA CA 2031 (Md€) Marge op. 2031 Actions 2031 (M) BPA 2031 ($) PER de sortie Cours 2031 ($) Rendement annualisĂ©
Baissier 8,0% 28,7 15,0% 209,5 $19,80 22,0x $436 -4,0%
Central 12,0% 34,4 19,0% 209,5 $29,37 29,0x $852 9,7%
Haussier 15,0% 39,2 23,0% 209,5 $40,03 36,0x $1 441 21,9%
Politique Baissier Central Haussier
Aucun rachat (plancher théorique) -4,7% 9,0% 21,1%
Plafond AG en vigueur : 10 M d’actions -4,0% 9,7% 21,9%
Autorisation Ă©largie : 20 M d’actions -3,4% 10,5% 22,8%

On navigue dans les mĂȘmes eaux.
Un scénario central autour de 10% me va bien pour la période car je guide en ce moment mes achats sur un SP 500 qui fait du 8% par an.

Ma fille fĂȘte ses 500 jours en bourses et ses 10 ans ! Et disons que ce dĂ©but de parcours qui sera d’au moins encore 10 ans, est irrĂ©alistiquement du tonnerre de dieu.

On est sur des montants modestes. On lui met 30€ par mois en Ă©pargne.
Le CTO sert principalement de support pĂ©dagogique pour qu’elle apprenne. AU fil des annĂ©es, je lui laisserai de plus en plus d’autonomie (il y a une certaine contrainte toutefois. On ne vend rien en plus value que l’on ne peut pas compenser par une moins value)

Un rendement de presque 46 % et mĂȘme 64 % en intrinsĂšque pour 1352 € de plus-value nette. Comme le montre la premiĂšre image cela pulvĂ©rise n’importe quel placement moyen existant.

Ca va se normaliser au fil des annĂ©es. L’ambition reste 10 Ă  12 % par an sur 10 ans.

Mais juste pour se rendre compte et pour rĂȘver, sur 10 ans au rendement actuel cela ferait un x 25 et un montant final de 154 000 €.

L’annĂ©e 2006 bat le SP500 de 2 points pour le moment.
On peut voir les haut et les bas mensuels d’une annĂ©e pour le moment trĂšs volatile.

On peut voir l’état actuel de la composition du portefeuille. 76 % du portefeuille est concentrĂ© par la trio Alphabet / Nvidia / Amazon.

Dans l’idĂ©al cette concentration n’est pas souhaitable mais pour Ă©viter l’imposition, je ne vais pas faire de mouvement d’équilibrage. Seul les apports nouveaux, ou l’évolution des rendements influeront. Le but c’est de profiter d’un taux d’imposition Ă  0% Ă  la transmission.

Service Now et Netflix se partagent le reste
 avec d’une petite nouvelle qui vient de faire son entrĂ©e durant ce mois :

TransMedics (TMDX) est une sociĂ©tĂ© medtech amĂ©ricaine spĂ©cialisĂ©e dans la prĂ©servation des organes destinĂ©s Ă  la transplantation. Son produit central, l’Organ Care System (OCS), maintient cƓurs, poumons et foies en perfusion chaude et fonctionnelle pendant le transport, au lieu du refroidissement sur glace classique — ce qui allonge la fenĂȘtre d’utilisation et permet de rĂ©cupĂ©rer des organes autrement Ă©cartĂ©s.

Le modĂšle ne se limite pas au dispositif : via son National OCS Program, l’entreprise fournit aussi le service complet de prĂ©lĂšvement et de logistique (Ă©quipes cliniques dĂ©diĂ©es, flotte d’avions et camions), et facture les centres de transplantation par cas traitĂ©.

Sur le mois d’aout,

Amazon et Alphabets ont reflué, respectivement -7% et -9%, compensés par de bonnes performance du reste. Qui en fait un mois neutre. Perte de 41 centimes sur la période.

1 « J'aime »

Une petit présentation de Dutch Bros ( BROS )

Dutch Bros est une chaĂźne amĂ©ricaine de drive-thru spĂ©cialisĂ©e dans les boissons — cafĂ©, Ă©nergisants, thĂ©s et sodas — qui rĂ©alise environ 2,1 M$ de chiffre d’affaires annuel par kiosque.

Son avantage fondamental repose sur un modÚle intégré, dense en emplacements et trÚs productif, avec 30,6% de marge de contribution et une forte récurrence liée au trafic quotidien.

Dossier complet et rapport de risque en cliquant sur le logo

Dutch-Bros-logo

Et sinon, synthĂšse rapide en 4 slides

1 « J'aime »

Un texte, pas de moi, mais de Rose Celine Investments :rose:sur X.
Il n’y a pas 10 personnes qui valent la peine d’ĂȘtre suivies sur les rĂ©seaux. Rose CĂ©line fait incontestablement partie de cette Ă©lite.

J’en propose la traduction car si vous arrivez à vous approprier ce texte vous deviendrez un meilleur investisseur en bourse.

Le prix d’un 100 bagger

Tout le monde rĂȘve de dĂ©nicher un 100 bagger. On regarde $AMZN, $AAPL et $NFLX en s’imaginant investir 10 000 $ et les voir devenir 1 million, mais on pense rarement aux milliers de journĂ©es difficiles qui sĂ©parent ces deux chiffres. Avec le recul, une fortune extraordinaire semble presque avoir Ă©tĂ© facile Ă  bĂątir, parce que l’histoire efface l’incertitude qui rendait sa construction si Ă©prouvante.

Une chute de 50 % il y a vingt ans ressemble aujourd’hui Ă  un minuscule accroc sur un graphique, mais quand la moitiĂ© de votre argent part en fumĂ©e en temps rĂ©el, vous n’avez aucune idĂ©e de si vous avez sous les yeux une opportunitĂ© ou le dĂ©but de la fin. Les grands investissements déçoivent, deviennent chers, attirent des concurrents et stagnent pendant des annĂ©es, offrant sans cesse aux investisseurs intelligents des raisons intelligentes de vendre. Le prix d’un 100 bagger, ce n’est pas ce que vous payez l’action : c’est tout ce qu’il faut endurer pendant que vous la dĂ©tenez.

Ironiquement, perdre de l’argent n’est pas la seule chose qui sĂ©pare les investisseurs des entreprises exceptionnelles : en gagner peut ĂȘtre tout aussi dangereux. Quand 25 000 $ deviennent 250 000 $, vendre ne semble pas peureux, cela semble responsable. D’oĂč l’un des paradoxes les plus Ă©tranges de l’investissement : on passe des annĂ©es Ă  chercher une entreprise exceptionnelle, puis on laisse son succĂšs exceptionnel devenir la raison pour laquelle on ne la dĂ©tient plus.

C’est pourquoi trouver un 100 bagger est plus facile que d’en dĂ©tenir un. Beaucoup d’investisseurs avaient compris qu’$AMZN Ă©tait hors norme bien avant qu’elle ne devienne l’une des plus grandes entreprises du monde, mais reconnaĂźtre l’excellence et lui laisser le temps de produire ses effets relĂšvent de compĂ©tences totalement diffĂ©rentes. Trouver l’excellence demande de l’intelligence ; la conserver demande du tempĂ©rament.

Puis le succĂšs crĂ©e un autre problĂšme, car la position devient assez grosse pour vous effrayer. Une ligne de 20 000 $ ressemble Ă  une opportunitĂ© ; la mĂȘme ligne devenue 1 million ressemble soudain Ă  un risque, alors mĂȘme que rien n’a nĂ©cessairement changĂ© dans l’entreprise. Parfois, ce n’est pas l’investissement qui devient plus dangereux : c’est simplement le montant qui nous rend plus craintifs.

Vient ensuite l’envie, sans doute le destructeur de richesse Ă  long terme le plus sous-estimĂ©. Votre formidable entreprise compose peut-ĂȘtre Ă  20 % par an pendant que l’action d’un autre triple en six mois, et soudain un rĂ©sultat qui devrait vous enrichir commence Ă  vous paraĂźtre insuffisant. Le marchĂ© n’a pas toujours besoin de faire Ă©chouer votre entreprise pour vous en sĂ©parer : il lui suffit parfois de vous montrer quelque chose de plus excitant.

Un investisseur mĂ»r finit par apprendre Ă  regarder quelqu’un d’autre faire fortune sans se sentir obligĂ© d’y participer. Il y aura toujours une action qui fait mieux que la vĂŽtre et une opportunitĂ© que vous aurez ratĂ©e, mais vous n’avez pas besoin de possĂ©der tout ce qui monte. Vous avez seulement besoin de quelques valeurs que vous comprenez assez bien pour rester Ă  bord quand rester devient difficile.

Bien sĂ»r, cela ne signifie pas conserver aveuglĂ©ment pour toujours, car les entreprises se dĂ©gradent et les barriĂšres concurrentielles finissent par disparaĂźtre. La vraie compĂ©tence consiste Ă  distinguer une action cassĂ©e d’une entreprise cassĂ©e : une action peut casser bien des fois sur la route qui mĂšne au ×100, alors que l’entreprise n’a besoin de casser qu’une seule fois. La patience, c’est survivre aux variations de prix ; l’entĂȘtement, c’est ignorer les changements de rĂ©alitĂ©.

C’est peut-ĂȘtre pour cela que les 100 baggers sont si frĂ©quents sur les screeners historiques et si rares dans les portefeuilles rĂ©els. La difficultĂ© n’est pas seulement d’identifier une entreprise extraordinaire, c’est de survivre aux innombrables moments oĂč la vendre paraĂźt parfaitement raisonnable. La capitalisation nous demande d’avoir raison sur quelque chose d’important, puis de rĂ©sister Ă  la tentation permanente d’y toucher.

Alors, quand vous cherchez le prochain 100 bagger, la question la plus importante n’est peut-ĂȘtre pas de savoir si vous ĂȘtes assez intelligent pour en trouver un, mais si vous avez le tempĂ©rament pour en vivre un. Acheter une grande entreprise peut prendre un aprĂšs-midi ; la dĂ©tenir assez longtemps pour que cela change votre vie peut prendre la moitiĂ© de votre existence.

                                            [Rose Celine Investments đŸŒč
6 « J'aime »