Ha je pense savoir ce que tu veux dire :
Le fait de rĂ©investir les dividendes augmente ton nombre dâaction, donc le montant en dividende touchĂ©, qui permet dâacheter plus dâaction, etc.
Effectivement fut un temps, je pensais que le fait que si une boite ayant un bon rendement en dividende voyait son cours augmenter relativement doucement, cela permettait dâen acheter dâautant plus, comparĂ© a une boite de croissance dont le cours grimpant rend lâaccumulation plus longue, dâautant plus avec un faible dividende touchĂ©.
Mais jâai fait ces calculs, avec des hypothĂšses grossiĂšres certes, mais pour moi cela ne change pas au final grand chose :
Prenons un cas simple dâune sociĂ©tĂ© ayant un rendement en dividende de x%, une croissance du dividende y%, et une croissance annuelle du cours de z%. Dans mon hypothĂšse, le prix de lâaction au dĂ©part est de 100⏠à des fins pratiques de calcul.
Jâinvestis donc dans 1 action Ă 100⏠à lâannĂ©e N. En fin dâannĂ©e, je touche le dividende de xâŹ, que je rĂ©investis immĂ©diatement dans une fraction dâaction, quâon considĂšre valoir toujours 100⏠: jâai donc 1,0x action. Ensuite N+1, le cours up de z%, et rebelote, fin dâannĂ©e je touche le dividende (majorĂ© de y%) sur la base de mon nombre dâactions plus Ă©levĂ©, que je rĂ©investis, etcâŠ
Je fais ça 30 fois, et je regarde le capital à la fin.
Pour simplifier Ă©galement je nâajoute pas dâapport, tout est en circuit fermĂ©.
Si je rentre pour comparaison les chiffres de Total et de LVMH, Ă savoir x1 = 4,75%, y1 = 8% (un peu plus Ă©levĂ© que la normale mais admettons) et z1 = 6,95% (cf les chiffres de LPA, qui sont dividendes inclus mais je ferais la mĂȘme pour la sociĂ©tĂ© 2 donc pas dâimportance majeure), et donc x2 = 1,8%, y2 = 23% (pareil un peu plus Ă©levĂ© que la norme mais ça sâĂ©quilibre avec Total du coup) et z2 = 16,62% (idem Total), voici ce que la simu donne :
A N+30, mon capital avec la sociĂ©tĂ© 1, câest Ă dire Total, est 10 fois plus faible que la sociĂ©tĂ© 2, LVMH.
Oui, jâai 2 fois plus dâactions Total (4,24) que dâactions LVMH (2,77). Mais en terme de capital yâa pas photo, la croissance de LVMH valorise beaucoup plus le capital final.
MĂȘme en terme de dividende touchĂ© Ă N+30, la croissance de celui-ci sur LVMH fait une sacrĂ© diff Ă la fin.
Alors oui, les chiffres de LVMH sont Ă©normes, il y aurait peu de chance quâune boite les maintienne pendant 30 ans. Admettons, et je mets plutĂŽt une croissance annuelle du dividende dans les 15%, et une croissance annuelle du cours dans les 12%, ce qui reste trĂšs raisonnable.
Le résultat, bien que moins contrasté, reste encore en faveur de la société 2, avec un capital final deux fois plus élevé :
Bref, les intĂ©rĂȘts composĂ©s ont leur limite Ă mon humble avis, surtout face a une belle croissance ![]()




