« L’enfer, c’est les autres »
Comment vivait-on avant la première guerre mondiale? Entre les 2 guerres? Et depuis qu’on a un peu de fiscalité dans nos pays?
Merci, rien d’autre à ajouter votre honneur.
Je ne suis pas tant en désaccord avec le fait que nous soyons prélevés qu’avec la manière dont ces sommes sont dépensées (lire : dilapidées)
On ne peut pas enchaîner les mauvaises décisions financières puis se tourner vers le contribuable (ou plutôt, la portion congrue qui paie l’IR et tout un tas de taxes plus ou moins directes et avouées) pour éponger.
Et je ne parle même pas des sabotages industriels en série dont notre pays a le secret (Alcatel, Alsthom, EDF, la voiture thermique et bientôt, Airbus et les concessions ?)
On est d’accord. Et c’est quelque chose qui est appréciable en Suisse. Les citoyens peuvent agir pour éviter ça, au niveau cantonal comme au niveau individuel (bon ça passe par la délation…).
Il y a une différence notable au niveau du fonctionnement. En France, on est beaucoup trop centralisé, et donc les décisions sont prises sans avoir le regard précis du terrain. C’est un héritage historique qu’on creuse avec le temps en enlevant toujours plus de responsabilités aux collectivités locales, ce que je déplore.
Il y avait une carte qui circulait sur le net y a peu, où on voyait la prévalence de l’IDF (verrue rouge et boursouflée par la bureaucratie) par rapport aux autres régions et par rapport à d’autres pays (Allemagne, Italie) traditionnellement beaucoup plus décentralisés.
Dans un pays « normal », des villes comme Lyon, Bordeaux, Nantes… Auraient beaucoup plus de poids qu’elles n’en ont actuellement.
J’ajoute a cela notre propension à créer des comités Théodule ; des Assises de la décentralisation, des Hauts Conseils, des Comissariats à l’aménagement des équilibres territoriaux… Qui ne servent qu’à brasser du vent et à caser les copains (grassement payés).
Entre les deux guerres : *brouette de Reichmarks pour une baguette de pain *
Pendant la guerre : vote à main levée (en Allemagne)
Pour en revenir au sujet de la fiscalité, j’ajouterais que causalité ne veut pas forcement dire lien de cause à effet :
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Oui, le niveau de vie a augmenté après les deux guerres mondiales (pour ceux qu’il restait, en tout cas), mais cela est aussi attributable a des vents arrière qui avaient peu à voir avec la fiscalité : Dynamique de reconstruction, afflux de capitaux et de produits US…
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Et si la fiscalité a sans doute eu un effet bénéfique à son introduction (IR en 1914, TVA dans les années 50), en permettant de redistribuer et de rediriger un capital qui s’accumulait (« s’enkystait ») chez certains vers ceux qui en avaient besoin (et ils étaient nombreux, au sortir de la guerre) ;
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J’arguerai que c’est plutôt la manière dont cet argent a été géré et dépensé (penser : le Concorde, feu le Plan Calcul…) qui a permis à la fiscalité de porter ses fruits.
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Aujourd’hui, j’ai le sentiment (a étayer) que le modèle fiscal atteint ses limites :
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A) dans une logique de rendements décroissants : les écus du début ont été plus « rentables », a proportions égales, que le n+unième euro péniblement extirpé de la poche du con-tribuable ;
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B) Parce qu’il ne suffit pas de pousser le curseur vers le haut (alors que nous sommes déjà champions du monde de la taxation, ou au moins sur le podium) pour résoudre le problème de la fiscalité, surtout si ladite fiscalité « tape » toujours sur les mêmes ;
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C) Parce que, parallèlement, la « générosité » exercé par les contribuables (peau de chagrin) au travers de l’impôt est censée s’appliquer à toujours plus de monde, et dans des proportions toujours plus généreuses (santé, fonctionnaires, retraites, politique du « petit chèque »…)
Mathématiquement, ça ne tient pas.
Et il suffit de voir la gueule du déficit (la fuite en avant), ou de nos institutions, ou de nos entreprises pour le voir.
J’ai appris un truc ![]()