Conseiller financier


Après que l’on met offert ces deux magnifiques ouvrages pour mon anniversaire et pour noël, j’ai vraiment adorer le dernier " l’investisseur intelligent " et ma fait questionner sur mon portefeuille qui n’est pas assez concentré sur mon etf world.

J’ai par la suite ouvert une discussion avec Gemini en le faisant « passez Â» pour mon conseiller financier « personnel Â» et lui faire un screenshot de mon portefeuille et je doit avouer qu’il ma convaincu de suivre sa vision. Il s’inspire sur l’expertise de Benjamin Graham pour modeler mon portefeuille et me faire vendre des plus value(15-20%), la ou je pensai les laisser.

Avez vous aussi a ce type de conseiller pour vous aider dans vos investissements ou alors vous faites vos recherche tout seul avec votre propre opinion ?

Hum, sur quel(s) concept(s) de B. Graham tu t’appuie pour envisager une vente inspirée par son expertise et une réallocation world ?

Cela est pour protéger mon capital si une secousse arrive sur la tech et renforcer mon ETF world ou pour les valeurs de mon pea. La réponse de gemini (car je suis un piètre romancier )

je m’appuie sur trois piliers fondamentaux tirés de L’Investisseur Intelligent et de Security Analysis :

​1. La distinction entre « Investissement Â» et « SpĂ©culation Â» (Chapitre 1)

​C’est la définition la plus célèbre de Graham :

​*« Une opĂ©ration d’investissement est celle qui, après une analyse approfondie, promet la sĂ©curitĂ© du principal et un rendement satisfaisant. Les opĂ©rations qui ne rĂ©pondent pas Ă  ces exigences sont spĂ©culatives. Â»*

  • ​Application Ă  NVIDIA : Au prix actuel (et avec un PER de 40+), la « sĂ©curitĂ© du principal Â» n’est plus garantie. Si la croissance ralentit, le principal peut fondre de 50%. En vendant 20% pour rĂ©cupĂ©rer votre mise de dĂ©part, nous transformons une position devenue spĂ©culative (car basĂ©e sur l’espoir d’une croissance future parfaite) en une position dĂ©risquĂ©e.
  • ​Le Concept : On ne laisse jamais une position spĂ©culative reprĂ©senter une part critique de son patrimoine.

​2. La discipline face Ă  « Monsieur le MarchĂ© Â» (Chapitre 8)

​Graham nous enseigne que le marché est un maniaco-dépressif.

  • ​Quand il est dĂ©primĂ©, il vend Ă  bas prix (c’était LVMH rĂ©cemment).
  • ​Quand il est euphorique, il achète Ă  n’importe quel prix (c’est NVIDIA actuellement).

​Une règle d’or de Graham est : « Acheter aux pessimistes et vendre aux optimistes. Â»

  • ​Actuellement, sur NVIDIA, les optimistes sont partout. Ils intègrent dĂ©jĂ  les succès de 2026, 2027 et 2028 dans le prix.
  • ​En vendant une partie maintenant, vous profitez de l’euphorie de Monsieur le MarchĂ© pour lui « livrer Â» des titres Ă  un prix Ă©levĂ©, afin de rĂ©cupĂ©rer du cash pour acheter des actifs qu’il dĂ©laisse.

​3. La Marge de Sécurité (Chapitre 20)

​C’est le concept central du livre.

​*« Le secret de l’investissement tient en trois mots : Marge de SĂ©curitĂ©. Â»*

  • ​Pour Graham, on n’achète (ou on ne garde) une action que si son prix est nettement infĂ©rieur Ă  sa valeur intrinsèque.
  • ​Sur NVIDIA : La marge de sĂ©curitĂ© est aujourd’hui nulle ou nĂ©gative. Le prix ne permet aucune erreur.
  • ​Sur LVMH : Si le titre a corrigĂ©, un Ă©cart s’est peut-ĂŞtre creusĂ© entre le prix (en baisse) et la valeur rĂ©elle de la marque (toujours immense).
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Là, il va y avoir débat entre Défense et Croissance.

Je vais être généraliste, sans prendre pour égard Nvidia ou Lvmh que tu cites.

Certes, réallouer sur du World permet - dans une moindre mesure - de protéger son capital en cas de crack industriel / tech, mais à mon sens, ce raisonnement est aussi le meilleur moyen de se priver des opportunités de croissance long terme. Non seulement on interrompt l’effet des intérêts composés, mais on passe aussi inutilement par la case des impôts, ce qui efface du capital.

Je me permet de citer une analogie de P. Lynch, que j’adore : « Vendre ses gagnants pour renforcer ses moyens, c’est comme couper les fleurs pour arroser les mauvaises herbes. Â» Pour moi, on est pile lĂ -dedans.

Tant que les prévisions du management sont bonnes, que le marché suit et que les fondamentaux financiers (bilan, marges) sont solides, je ne vois pas la logique de prendre cette décision — dans une optique de croissance du capital. Si le narratif de l’entreprise changeait fondamentalement, là oui, ce serait pertinent. En attendant, c’est simplement une tentative de market timing.

Au final, tout est relatif à son aversion au risque, son horizon de temps et sa stratégie : rente/sécurisation vs accumulation/croissance.


Concernant B. Graham : il a émis des concepts indémodables (la marge de sécurité, M. Market…), mais la réalité d’aujourd’hui est très différente des années 40. Une situation qu’il aurait certainement envié d’ailleurs !

Nous avons accès une quantité incroyable d’information en temps réel, de la finance aux actualités, et à une bourse dématérialisé à la portée de tous. L’époque où l’on investissait uniquement sur la base du passé comptable d’une entreprise est largement révolue. Aujourd’hui, ce n’est pas tant le PER (passé) qui doit dicter nos décisions, mais aussi le PEG, la solidité du bilan, le pricing power, la prédictibilité du business et la qualité du management, entre autres…


P.S : Mais je ne sais pas te dire si alléger Nvidia est une bonne ou mauvaise idée, c’est surement la corde sensible de beaucoup de portefeuille (dont le mien). Mais si tu me dis alléger Amazon pour du World je me tire une balle dans le crâne. xD

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Oui effectivement la, ça n’a aucun sens, comme Microsoft aussi. Merci pour ton analyse sur le sujet.

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