Câest sur cet argument quâil pourrait y avoir lieu Ă dĂ©bat :
Attendons-nous dâun groupe de luxe quâil celui-ci se diversifie par acquisition ? Vuitton est la marque phare du groupe, Ă forte marge et forte dĂ©sirabilitĂ© pour sĂ»r, portĂ©e par une histoire de plus de 150 ans. Mais je penses quâaujourdâhui lâempire LVMH, par lâampleur de ses acquisitions, Ă certes « diversifiĂ© », mais surtout « diluĂ© » sa marque phare par dâautres marques Ă marges et croissances plus faibles, cela tirera naturellement lâensemble vers le bas Ă long terme. Plus il y aura dâacquisitions de plus faible qualitĂ©, plus la marque phare sera diluĂ©e : avec elle son image de prestige, son pricing power, ses perspectives de croissanceâŠ
On constatera par ailleurs que le luxe mono-marque semble mieux se porter et prouve une meilleure rĂ©silience lorsque le secteur tout entier se trouve ĂȘtre dans une pĂ©riode dâincertitudes Ă©conomiques.
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Tu ne penses pas que ce qui entre dans lâempire LVMH puisse gagner aussi en prestige et dĂ©sirabilitĂ©?
Quand on regarde dans le dĂ©tail, les champagnes comme Dom PĂ©rignon, Ruinart, les montres comme Tag Heuer, les vĂȘtements Moncler ou Tiffany etc⊠ne devraient pas faire dĂ©prĂ©cier la marque LVMH, mais je suis dâaccord avec toi, il faut rester trĂšs « select » et je nâai pas tout regarder en dĂ©tail, Sephora par exemple me semble moins « luxe », on en trouve partout.
Hum, câest toujours possible, oui. Ils ont dĂ©jĂ rĂ©ussi cet exercice par le passĂ©, comme tu le mentionnes⊠Mais câest pour son futur que nous investissons dans une entreprise, pour sa capacitĂ© Ă maintenir cette dynamique. Or, je ne pense pas quâil faille considĂ©rer cela comme acquis pour lâavenir. Plus le groupe grandit, plus il lui deviendra difficile de prĂ©server des niveaux dâexclusivitĂ©, de dĂ©sirabilitĂ© et dâhĂ©ritage sur lâensemble de ses marques, quâelles soient existantes ou nouvelles. Ă terme, cette expansion pourrait mĂȘme peser sur la perception globale du groupe et sur sa capacitĂ© Ă conserver un positionnement aussi prestigieux quâaujourdâhui. Pour moi câest une vision qui tient du bon sens.
Tout Ă fait et on voit bien la diffĂ©rence quâil y a et lâĂ©volution du cours entre un Hermes qui reste « pur jus » et un LVMH qui part dans tous les sens avec sa diversification. Se pose aussi le problĂšme de la succession de Bernard Arnault, pas certain que les nouveaux dirigeants seront aussi bons. La diversification apporte de la soliditĂ© et de la stabilitĂ© mais elle se fait au dĂ©triment de la performance.
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on lâa dĂ©jĂ dit mais HermĂšs câest lâhyper luxe comparĂ© Ă LVMH. Câest comme Ferrari comparĂ© Ă Porsche. On tape pas dans la mĂȘme catĂ©gorie de clientĂšle.
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Je reçois ce matin une notification de trade Republic : « HermÚs a atteint 1700⏠».
Jâavais oubliĂ© avoir lancĂ© cette alerte. Pwaaaa va falloir se reinteresser au dossier
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HermĂšs qui se valorise Ă un PER de 38, 10 fois son CA, 23 fois son EBITDA et 32 fois ses FCF.
Les ratios de valorisation se dégonflent. Je la trouve encore cher. Je lorgne sur le dossier.
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